En remontant de Elba, nous repassons par Diecimo pour récupérer mon aile que j'avais laissée en révision chez Skylab. Francesco, patron de la boîte et pilote m'a gentiment proposé de s'en occuper durant notre séjour balnéaire.

C'est parfait, ça m'a fait gagné du temps et donné l'occasion de revoler avec ce groupe de pilotes locaux très amicaux.


La remontée pour passer le golfe de Gênes se poursuit avec une étape assez longue et nous en avons profiter pour visiter, ou plutôt revisiter les Cinque Terre.

La dernière fois, c'est à dire 6 ans plus tôt, il faisait froid, gris et maussade.

Là, il fait super beau, chaud, en semaine et hors vacances. On devrait être au top.


Les Cinque Terre, c'est cette succession de 5 villages colorés, construits à flan de falaises plongeant dans la Méditerranée.

Le projet est simple, partir de tout en haut là où nous pouvons stationner et traverser successivement Riomaggiore, Manarola, Volastra et enfin Corniglia. Le 5ème village, Vernazza ferait trop loin dans une seule journée.

Le sentier est dur pour les jambes car ce sont souvent des marches de pierres très irrégulières, passant de 15 à 50 centimètres. Et ça, en montée comme en descente. Sur les parties les plus hautes de notre parcours, des vignes en restanques sont cultivées sur des pentes aux pourcentages impressionnants. D'ailleurs à plusieurs endroits, des rails à crémaillère sont installées pour permettre de remonter autant les comportes de raisins lors des vendanges que les viticulteurs pendant leur travail.


On en est déjà à 13 km et 600 mètres de dénivelé en plein cagnard. C'est bon !

Le retour à Riomaggiore se fait en train, 3,5 km et 0 m de nivelé. Quel feignant celui-là !


C'est un site réellement très beau, et nous qui avions penser être un peu seuls durant cette journée, la réalité nous a rattrapés à grands pas.

Les principaux villages sont littéralement envahis de touristes. Asiatiques, allemands, français, italiens, et j'en passe forment une marée humaine incroyable. Il faut jouer des coudes pour avancer... j'ai horreur de ça. Irène est beaucoup plus tolérante. Heureusement que les sentiers de liaison que nous empruntons restent raisonnablement encombrés. C'est une belle journée.