Nous passons la frontière bulgare, de manière très cool, et nous testons nos premiers mots de cette langue bizarre. Le fonctionnaire qui nous vend la vignette de circulation nous répond avec un large sourire de bienvenue. Enfin on le prend comme ça et non comme une moquerie par rapport à notre accent.


Pour ne pas tourner et virer dans toutes les directions, nous nous sommes fixés un pseudo itinéraire sur lequel il y aura forcément quelques variantes.


Bansko. C'est notre 1er arrêt en Bulgarie. Belle station de sport d'hiver qui nous impose un changement brutal et radical de paysages mais aussi de température. Ici il y a la neige, ici il y a des torrents d'eau glacée, des pistes de ski en partie toute blanche.

Nous faisons une petite rando à pieds dans les montagnes, pas trop haut en altitude mais suffisamment pour mettre les pieds au froid le long d'un très beau torrent. Une visite du village s'impose, nous permet d'observer les visages, les regards, acheter quelques bricoles à manger en peaufinant nos "Bonjour, Merci, Au revoir". Il y a un début à tout.

Un truc simple à savoir ici... Non de la tête veut dire Oui, et évidemment vice versa. Je me serais cru au Sri Lanka.

Au début ça trouble un peu, surtout lorsque Irène demande à deux petites vieilles, à coups de gestes très explicites, si on peut boire l'eau de la fontaine qui était devant nous.

On peut la boire ? NON enfin OUI. Oui mais OUI ou bien NON mais OUI. Bon, on la boit et on verra.


Sur le chemin nous nous installons dans un immense pâturage, vierge de toute clôture, absent de tout animal. Juste une piste un peu glissante et délicate à monter, en redescendre demain sera un jeu d'enfant.

En l'espace d'une demi heure, nous voilà entourés d'une grosse centaine de vaches, pas du tout hostile à notre présence.

Elles continuent calmement leur chemin pour passer la nuit un peu plus loin.

Les vachers nous font comprendre que nous pouvons rester là. Bon accueil, un peu comme en Grèce.


Belitsa. Notre chère BB a financé un sanctuaire pour récupérer, soigner, et donner une vie décente à quelques dizaines d'ours qui vivaient enchaînés pour des foires et cirques, maintenant interdits.

Les reliefs sont habillés d'immenses sapins d'une droiture impressionnante sur 30 ou 40 mètres de haut. On se sent minuscules en nous promenant dans ces forêts.

Nous avons pu y voir quelques bestiaux de plus de 150 kg, certes encore dans des enclos, mais nourris avec une pseudo liberté.

Je ne me vois pas être poursuivi par une peluche pareille.


La météo se gâte. La pluie, le froid s'abat sur nous. Nous aurions largement préféré soleil et douceur, mais la grisaille prévue n'est pas trop handicapante pour visiter la seconde ville de Bulgarie.


Plovdiv. 260000 habitants... j'ai peur !

Le vieux centre, est tout petit, sinueux, bosselé. Ouf, j'aime mieux ça.

Cette ville est en fait une mosaïque de très vieilles maisons magnifiquement peintes, de théâtres et autres sites antiques, d'immenses façades d'immeubles peintes avec beaucoup d'esthétisme. Il y a des rues qui rassemblent toutes sortes d'artisans et artistes.

Nous prenons un réel plaisir à nous y balader, même à nous perdre dans ce dédale de rues et d'escaliers. A croire que le plan qui nous a été donné à l'office de tourisme était faux 😂.

Nous finissons la visite à la table d'un petit resto local à l'ambiance très sympa.


Sopot. LE site de vol bulgare. Malheureusement le seul moyen de monter au déco est un vieux télésiège, en panne. Après avoir pris contact avec un professionnel du coin, nous nous donnons rendez vous un peu plus loin, à Beklemeto.