Dans la partie de la Serbie que nous traversons, il n'y a rien d'exceptionnel, mais tout est très agréable, simplement bien.
La population, fort sympathique a toujours un mot gentil et une tendance à vouloir nous emmener boire un coup avec eux. Dès le matin c'est bière ou raki. Bof pour nos estomacs.
Le barrage de la langue est vraiment un gros handicap. Peu parlent l'anglais, et malgré nos efforts d'apprendre quelques mots, nous sommes à des années lumière de pouvoir comprendre et attaquer une phrase.
C'est dommage car les personnes que nous croisons semblent vrziment avoir envie de partager.
Les plaines, collines, reliefs montagneux, prévalent largement sur les agglomérations. La nature est partout et à perte de vue.
On se demanderait presque où sont passés les 6 millions de serbes.
En nous détournant de notre axe principal, nous nous arrêtons faire quelques randonnées notamment dans le parc national de Golija.
De belles montagnes vert tendre, avec quelques habitations disséminées sur d'immenses prairies et des forêts à perte de vue. Il n'y a aucun commerces à la ronde, mieux vaut prévoir à l'avance.
Les gorges de l'Uvac sont un spectacle à part entière. La rivière court au fond des gorges formant des méandres aux courbes serrées presque parfaites.
Nous arrivons assez tôt car nous craignons une grosse affluence vue la beauté et la réputation de l'endroit... que nenni !
Nous marchons une dizaine de kilomètres le long du canyon sans rencontrer personne.
Juste quelques vautours fauves viennent nous narguer au dessus de nos têtes avec leur envergure majestueuse.
Un peu plus au nord, Sirogojno est un musée à ciel ouvert. Un village datant d'environ 150 ans a été restauré entièrement dans le respect de la vie de l'époque, avec tous les corps de métiers de l'époque.
Les maisons, sont faites exclusivement de bois, toit compris.
Non seulement c'est beau, mais très instructif en même temps.
Et pour continuer notre journée de touristes au repos, nous allons cheminer les pentes abruptes, les vallées étroites et les nombreux tunnels à bord d'un petit train de la fin du 19è siecle, dans le parc Tara, avant de rentrer en Bosnie-Herzégovine.
Le souvenir que nous garderons de la Serbie, est très positif. Nature la plupart du temps intacte et respectée, gentillesse des gens, propreté, aucune crainte de vol, bivouacs très faciles à trouver.
Au niveau du système routier, là nous avons été surpris à plusieurs reprises.
On peut rouler sur une route hyper large, chaussée parfaite, et tout d'un coup, sans raison apparente se retrouver sur quelques kilomètres sur une piste défoncée pour redevenir route nickel à 3 voies.
Ou alors, que Google Maps nous propose un itinéraire passant par des pistes qui n'existent même pas sur le terrain.
Donc nous naviguons aussi avec MapsMe qui peut s'avérer assez complémentaire.
Les pays se suivent, et ne se ressemblent pas... Au revoir Serbie. 😭